Finale play-offs futsal, Chaffort : « La défaite en 2017 nous a fait grandir »

Entraîneur-joueur cette saison, Manuel Chaffort est à la tête d’une équipe du FAX qui aimerait rendre la monnaie de sa pièce au Raizet Futsal Club, vainqueur en 2017, ce dimanche à Capesterre-Belle-Eau (18 heures), en finale des play-offs du championnat de la Guadeloupe de futsal  

Comment avez-vous préparé cette finale dans l’attente que la date soit officiellement fixée ?
Tant que rien n’était officialisé, on a continué à s’entraîner et on a même profité pour faire des séances en plus. On n’avait pas d’autre choix que de patienter alors on est resté concentré sur l’échéance à venir.

Les retrouvailles presque annoncées se font dimanche avec le Raizet FC qui a renversé l’an passé en finale (mené 3-0 à la 15 minutes de la fin avant de gagner 6-3 en prolongation). Peut-on parler de revanche ?
On peut parler de revanche par rapport au scénario de cette finale mais sinon on n’a rien contre Le Raizet. Ce sont deux équipes du Raizet qui s’affrontent, c’est un derby mais on ne regarde pas l’adversaire finalement, on veut juste gagner et reprendre notre titre (gagné en  2016). Même si on sait que ça ne sera pas facile car ils n’ont pas perdu un match cette saison, nous si. On a eu des difficultés en demi-finale (victoire aux penalties face à l’Intrépide). Donc ils sont favoris.

C’est la meilleure équipe de la saison régulière pour vous ?
Ils sont champions donc ils sont à respecter. Je ne les ai pas trop vus jouer cette saison mais ils ont des qualités avec un coach qui met en place des choses spécifiques au futsal. On a une approche différente, on a voyagé, on a appris des choses, donc on a aussi des atouts à faire valoir.

Vu le scénario de la finale 2017, cette défaite vous reste quand même en travers de la gorge non ?
On ne peut pas ne pas dire non car sincèrement on ne se voyait pas perdre. Après, ça s’est joué sur un fait de match avec deux expulsions. Ça nous a désorganisés et on a ensuite manqué de maîtrise technique. Mais cette finale nous a fait grandir car on a fait un bond, peut-être plus grand que si on avait gagné. C’était un mal pour un bien, on a changé la façon de développer notre club et la discipline chez nous.

Un nouvel échec freinerait-il encore votre progression ?
Non, elle ne va pas s’arrêter à une défaite, ni à une victoire d’ailleurs. Maintenant, si ça venait à arriver, ça voudrait dire qu’on n’a pas fait suffisamment. Quand on a travaille, on a ce qu’on mérite.

A titre personnel, vous avez endossé la double casquette : celle de joueur et de coach, pour quelle raison ?
Comme l’entraîneur principal était indisponible, on va dire que j’ai été promu entraîneur. J’ai donc beaucoup moins joué car c’est compliqué de pouvoir analyser un match et de donner des consignes précises quand on est aussi joueur. La fonction de coach est assez difficile donc il vaut mieux se concentrer dessus.

Crédit photo : Intrusive Pictures

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